GENEVA – Les Paquis

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Proposition to the City of Geneva (Switzerland) for a 48h participatory workshop in the neighborhood of Les Paquis. Written in French. Photos by Gaggy.

Télécharger la proposition complète ici (PDF, 1.4 MB)


Introduction

PAQUISgaggy20Cette proposition prend comme point de départ le projet  “diagnostic en marchant” dans le quartier de Pâquis établi par Mme Rouiller, chargée de projet au départment de la cohésion sociale de la jeunesse et des sports de la Ville de Gevève, dont URBZ a pu prendre connaissance.

URBZ propose de poursuivre cette excellente initiative et de l’élargir des manières suivantes:

1) En augmentant la durée du projet à un week-end entier pendant 48h de jour et de nuit. Cela afin à pouvoir observer et occuper le terrain de manière continue et intensive.

2) En invitant un publique plus large à participer, c’est-à-dire en plus des résidents, des commerçants et autres acteurs locaux, des participants venant de toute la ville et des environs, ainsi que des experts et personnalités actives dans les domaines de la participation civique, de l’architecture et de l’urbanisme, du travail social et de la vie culturelle genevoise.

3) En orientant cet événement de manière proactive sur des thèmes ayant une relevance particulière pour les Pâquis. En plus des questions ayant trait à la sécurité, la salubrité et à l’état des habitations et infrastructures, nous aimerions engager les participants dans des thèmes tels que: la vie de quartier, la multiculturalité, la convivialité, l’action participative et la réappropriation créative de l’espace public.

4) En créant un site Web interactif et participatif (Web 2.0) à l’intention des participants au workshop, des acteurs locaux, des services de la Ville, et du public. Une fois le workshop terminé, il servira d’espace d’exposition des idées formulées par les participants et sera ouvert aux commentaires de tous les utilisateurs. Certaines idées pourront continuer à être développées sur le site. Pour les autorités, il servira également d’instrument de communication avec le public.

Contexte : Le Quartier des Pâquis, des résidents mécontents et un casse-tête pour les autorités


Le quartier des Pâquis a toujours eu un statut particulier dans le cœur des Genevois. Quartier populaire et animé, il est entre-autre connu pour sa vie nocturne et ses cabarets. Les Paquis comptent des douzaines de bars, restaurants ethniques et boutiques branchées. D’autre part, il est et semble avoir toujours été un lieu de passage et de résidence pour certaines communautés immigrées. Pendant longtemps il a été un des bastion des immigrés Espagnols, Italiens et Portugais, il est maintenant un point d’encrage des communautés Africaines, Moyen-Orientales et Asiatiques de Genève.

IMG_4143Une destination incontournable pour les amateurs de cuisines du monde, les Pâquis représentent une des multiples facettes de la Genève internationale.Il est aussi, fait non négligeable, l’un des derniers quartiers à Genève Ville où les étudiants, chômeurs et petits budgets peuvent encore trouver des logements et des bureaux à des loyers abordables.

Sa situation géographique contribue à sa popularité. Aux portes de Genève pour nos concitoyens Helvétiques et Européens arrivant par la route du lac ou par la gare, les Pâquis sont souvent un passage obligé. C’est un lieu central et facile d’accès pour quiconque doit séjourner à Genève. C’est pour cela qu’il est entouré d’hôtels du côté de la gare comme du côté du lac, où se trouvent les hôtels les plus luxueux de Genève.

Le mémo effectué par les soins du Service Social (SSVG – UAC) sur demande de la direction du Département de la Cohésion sociale, de la Jeunesse et des Sports est explicite sur l’exaspération des résidents des Pâquis. Les problèmes liés au trafic de drogue et à la présence de bandes de jeunes ont également été largement relayés par la presse locale. Tout laisse à penser qu’avec l’arrivée de l’été, les nuisances et le sentiment d’insécurité vont à nouveau nourrir le feu du mécontentement des résidents qui se traduit en appels à la police et en pétitions à la Ville.

Le rôle de la police est certainement important, mais la Ville de Genève elle veut aller plus loin et trouver des solutions au-delà des mesures sécuritaires en ouvrant un dialogue constructif avec les résidents et commerçants des Pâquis. Le projet  « diagnostic en marchant » qui cherche à mettre en lumière les aspects négatifs mais aussi les aspects positifs du quartier va clairement dans le sens d’une politique d’écoute de la population. Il cherche à établir un lien constructif avec les résidents et acteurs locaux et à initier une démarche collective pour l’amélioration de la qualité de vie à différents niveaux. URBZ partage l’avis que le sentiment d’insécurité peut aussi être contré grâce à des initiatives de natures urbaines, sociales et culturelles, telles que celle présentée dans cette proposition.

De nombreuses organisations et associations ainsi que des collaborateurs dans divers départements de la Ville de Genève sont actifs sur le terrain. Tous essayent à leurs façons et selon leurs moyens de répondre aux anxiétés et aux attentes des résidents. Le Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports sait qu’il a un rôle unique à jouer dans amélioration de la qualité de vie des résidents puisqu’il peut entreprendre des initiatives regroupant tous ces acteurs tout en mobilisant les résidents.

Le workshop que nous proposons ici s’inscrit dans cette démarche et cherche à créer des conditions favorables à la création de groupes de résidents et de commerçants représentatifs de l’ensemble des Pâquis qui pourront devenir partis prenant dans les démarches visant à améliorer leur propre situation. Le workshop établit un diagnostic préalable de la situation aux Pâquis tout en ouvrant des pistes sur des solutions citoyennes aux problèmes auxquels sont confrontés les résidents tout en identifiant les atouts propres au quartier des Pâquis. Finalement, le workshop laissera derrière lui, en plus d’un rapport sur papier, un site Web participatif à l’usage des résidents et des autorités qui facilitera la communication directe entre ces instances.

Proposition : Recherche et action pour rendre la rue aux résidents

a. Concept

URBZ propose de mobiliser les résidents et acteurs locaux pendant 48 heures pour établir un diagnostic participatif et formuler des propositions qui permettront à la Ville de comprendre et de répondre aux attentes des résidents et usagers des Pâquis.

Le message que le workshop cherche à faire passer est clair : La rue est aux résidents et une mobilisation des forces en présence est nécessaire à l’amélioration des conditions de vie. Il s’agit donc de responsabiliser et d’engager les principaux intéressés d’une manière constructive et positive.

Le workshop cherche à produire un diagnostic en forme de dialogue entre les résidents et experts venus de divers horizons sur le terrain. D’autre part, il aide les participants à reprendre possession de leurs rues par une série d’actions urbaines collectives ludiques, artistiques, intelligentes et constructives. Par exemple : discussions et interviews engageant les passants, les commerçants et autres occupants de la rue; installations d’arts urbains temporaires; jeux collectifs;  performances; musique etc.

Ces interventions visent à répondre au sentiment grandissant de la part des résidents que la rue ne leur appartient plus. En attirant les résidents de tous ages dans la rue le jour et en soirée et en créant une ambiance conviviale, URBZ espère favoriser la rencontre et le dialogue. Ceux-ci renforcent la cohésion sociale et la solidarité qui sont essentielles au sentiment de sécurité et à la qualité de vie.

Ces actions sont organisées par les participants au workshop. Elles évoquent les préoccupations des résidents et peuvent être menées à toute heure du jour ou de la nuit du moment qu’elles ne perturbent pas le voisinage inutilement. Un des objectifs de ces opérations est de marquer le terrain clairement et de dérouter ceux que M. Bittar, libraire aux Pâquis, appelle les « prédateurs », ainsi que ceux qui viennent aux Pâquis dans le dessein d’acheter de la drogue.

b. Participants

L’équipe de URBZ : Entre 3 et 5 personnes ayant de l’expérience dans l’organisation d’ateliers participatifs dans des contextes difficiles. Ils coordonnent l’événement dans son ensemble s’assurant que les objectifs soient respectés et que les résidents et commerçants des Pâquis soient informés de ce qui se passe avant et tout au long de l’événement et de la manière dont ils peuvent participer.

Entre 6 et 9 animateurs invités : Ils animent entre 6 et 8 équipes. Ils proviennent de différentes disciplines, comme l’architecture, l’urbanisme, la communication/media, l’art, le travail social et la sociologie. Ils sont tous précédemment participés à ce genre d’événements.

Une trentaine de participants invités : Ce sont des étudiants, des artistes, des créatifs, des personnes engagées dans la vie sociale et de quartier qui ne vivent pas forcement aux Pâquis ou même à Genève. Ils sont tous volontaires et invités sur la base de leur motivation personnelle et de leurs talents. La présence des participants invités injecte une dose de créativité, motivation et d’optimisme nécessaire au succès du workshop. D’autre part, les participants extérieurs sont souvent les premiers à reconnaître ceratins aspects positifs du quartier que les résidents eux-mêmes ne remarquent plus toujours aussi spontanément.

Une trentaine de participants du quartier : Ce sont des résidents, des commerçants ou des personnes travaillant dans le quartier. Le workshop repose sur l’idée que les résidents sont des experts pour les questions touchant à leur quartier. Ils détiennent une connaissance profonde des aspects positifs et négatifs et ont souvent des idées sur la manière de résoudre certains problèmes. Le dialogue entre ces participants locaux, les participants venant d’ailleurs et les professionnels invités qui ont d’autres points de référence et une vision globale des questions abordées permet l’émergence de solutions originales et innovatrices. Le workshop a donc pour mission d’être aussi inclusif que possible, ainsi la participation des plus jeunes comme des plus âgés sera encouragée et valorisée.

Tous les autres résidents, commerçants et autres personnes qui sont attachées aux Pâquis : Ils sont tous invités à participer à tout moment, en fonction de leur disponibilité, que ce soit pendant toute la durée du workshop, ou de manière ponctuelle. Ils peuvent bien entendu participer sans limite de nombre. Notre expérience est toutefois que rarement plus de 20 à 40 personnes du quartier même participent à un tel atelier du début à la fin. En revanche, le nombre de résidents/commerçants participant ponctuellement peut être très élevé. Le plus sera le mieux !

Les représentants de la Ville, du Canton et des institutions publiques : Ils pourront participer directement ou en tant qu’observateurs en fonction de leur disponibilité. Les moments clés seront l’accueil le vendredi soir, la conférence de presse samedi matin et les repas samedi et dimanche soir, ainsi que  la présentation des diagnostics, propositions et projets qui aura lieu le samedi 4 juillet. Leur présence sera très encourageante pour les participants et autres résidents.

c. Equipes, Thèmes et Animateurs (propositions de personnes à inviter, sans garantie)

Entre 6 et 8 équipes composées de 8 à 12 participants seront créés autour d’une thématique particulière. Chaque groupe est coordonné et encadré par un(e) animateur (animatrice) invité(e).

Les thèmes et animateurs proposés sont :

Thème 1 : Architecture & poétique de l’espace urbain
Professeur Yehuda Safran, Columbia University, New York & Paris

Après des études d’art à l’University College à Londres, il a enseigné à l’Association Architecturale du College Goldsmith à la Chelsea School of Art du Royal College of Art de Londres, ainsi que les beaux-arts à l’Académie Janvan Eyck, à Maastricht en Hollande. Il a publié nombre d’articles sur les divers aspects de la théorie et de la pratique de l’art, de l’architecture et des films. Il a été le curateur de la galerie 9H. Il fut un membre fondateur de la Fondation Architecture à Londres et un membre du Collège International de Philosophie à Paris où il vit et travaille actuellement. Il enseigne l’architecture et la théorie à Columbia University à New York, où il dirige AARieL (Art & Architecture Research Lab). Il est aussi Professeur Associé à l’Académie d’Architecture de Mendrisio en Suisse et à l’Institut d’Architecture de Nanjing en Chine. Il a participe a de nombreux ateliers participatifs à travers le monde.

Thème 2 : Communautés, multiculturalisme et vie de quartier
Alain Bittar, Libraire et journaliste, Pâquis: Editeur de la version Arabe du Monde Diplomatique, ses textes publiés entre autres dans le Monde Diplomatique reflètent sa personnalité: il tisse un lien entre le monde arabe et l’Europe. Né en Egypte dans une famille chrétienne syro-libanaise, de nationalité soudanaise, il se considère comme sans affiliation une quelconque religion, nationalité, ou ethnicité. Depuis 1979, il tient la librairie l’Olivier au Pâquis et a fondé une association des commerçants des Pâquis.

Thème 3 : Culture, espace urbain et territorialité
Nicolas Bautes, Géographe, Université de Paris 7

Thème 4 : Tactiques de réappropriation de l’espace urbain dans la ville informelle
Pablo Corvalan, architecte, Chili/Genève: Juan Pablo Corvalán a grandi entre Genève et le Chili. Il a obtenu un diplôme d’architecte à l’Ecole d’Ingénieurs de Genève, de l’Université du Chili et un Masters à l’Institut Berlage en Hollande. C’est un membre fondateur de Supersudaca, un think-thank et institut de recherche d’architecture et d’action urbaine. Il enseigne l’architecture à Talca au Chili, où il a organisé de nombreux workshops.

PAQUISgaggy23Thème 5 : La vue de la rue : Prostitution, insécurité et violence
Marie-Jo Glardon, Sociologue et Membre du Comité d’ Aspasie
M. Maury-Pasquier, Sage-femme et Conseillère Nationale
Verena Clausen, Enseignante à l’Institut d’Etudes sociales

Thème 6 : Témoignages et histoire orale des Pâquis
Luca Pattaroni, Architecte et charge de cours, EPFL

Thème 7 : Interventions artistiques participatives et multimédia
Torsten Blome, Mediactivist, Fondation Bauhaus Dessau, Allemagne: Urbaniste et curateur de la Fondation Bauhaus Dessau, il y enseigne dans le programme post-grade (International Bauhaus Kolleg). Il a suivi des études de Science de l’Art à l’Université de Leipzig et travaille depuis 1991 sur différents projets de la Fondation Bauhaus Dessau dans les domaines de l’architecture, du design et des arts visuels. Il a organisé des ateliers et des expositions pour la Fondation à l’Université Tongji de Shanghai et organise de multiples interventions urbaines en Allemagne et au Japon.

d. Partenaires possibles

Association SURVAP: association des résidents des Pâquis

Association des Commerçants des Pâquis

Association des Parents d’Elèves des Pâquis

Aspasie, association de solidarité qui, dans une attitude de non jugement, défend les droits des personnes travaillant dans les métiers du sexe

Don-Juan, association pour les usagers de prostituées

La maison de quartier des Pâquis: http://www.mqpaquis.ch/

La coordination des associations des Pâquis

Les CréAteliers: http://www.lescreateliers.ch

Les Travailleurs sociaux hors murs (TSHM)

Le Service Social (SSVG – UAC)

La Délégation à la Jeunesse (DEJ)

Le Service de la Sécurité et des Espaces Publics (SEEP)

Le Service des Ecoles (ECO)

Le Service des Espaces Verts (SEVE)

La Gérance Immobilière (GIM)

La Bibliothèque Municipale des Pâquis.

Outils Web participatifs

Le workshop sera doté d’un site « Web 2.0 ». dont l’utilité sera multiple. Il servira, avant même que le workshop se déroule, de point de communication à l’intention des participants et invités, ainsi que de la presse.

Les participants invités qui ne vivent pas aux Pâquis pourront s’informer et s’inscrire en ligne. Le site permettra de diffuser une information ciblée aux universités, studios d’art et d’architecture et autres associations qui pourraient être intéressés à participer. Ceci permettra d’avoir un assez grand nombre de candidats parmi lesquels les plus motivés et pertinents pourront être invités à participer, le nombre de participants invités ne pouvant dépasser 30 ou 40 au maximum.

Le communiqué de presse ainsi que toute information que le Dpt de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports jugera utile de communiquer sera également mise en ligne avant que le workshop ne débute.

Pendant la durée du workshop, l’équipe de URBZ s’assurera que tout le matériel produit (photos, vidéo, audio, cartes, dessins, textes, etc) soit téléchargé et organisé sur le site afin que tout soit accessible au publique. Toutes les informations qui peuvent être localisées dans les Pâquis seront accompagnées d’une carte interactive qui les situera géographiquement.

D’autre part, durant le workshop les résidents intéressés pourront apprendre à maintenir un blog collectif qui sera créé par URBZ sur le site en question. Ils apprendront également à utiliser le site de manière à ce qu’ils puissent le développer après le workshop.

Après le workshop, le site permettra aux participants de rester en contact. De plus, le site participatif et convivial permetra à tous de créer ou éditer des pages.

Les personnes intéressées pourront laisser des commentaires sur le site et débattre sur des forums prévus à cet effet. Les commentaires et tout nouveau contenu produits après le workshop seront modérés par l’équipe de URBZ.

Objectifs et Output

Le workshop répond à trois objectifs :

1) Produire un diagnostic participatif de la situation aux Pâquis. Le diagnostic sera établi sous la forme d’une série de documents multimédia (texte, dessin, cartes, photos, audio, vidéo) produits par chaque équipe.

Cette production sera d’abord publiée sur le site du workshop et ensuite sur papier sous la forme d’un rapport illustré. Le rapport sera complété d’un compte-rendu et d’une analyse produite par l’équipe URBZ.

2) Engager une réflexion collective avec des experts et les résidents/commerçants directement concernés en vue de produire des solutions créatives aux problèmes observés.

Les discussions et les échanges d’information et de savoirs entre les participants extérieurs, les résidents, commerçants et membres d’associations locales, les coordinateurs d’équipe, les professionnels travaillant aux Pâquis (police, éducateurs, travailleurs sociaux, etc.), les organisateurs et les représentants de la Ville seront l’une des output les plus important du workshop. Ceux-ci seront, autant que possible, capturés sur des enregistrements vidéo et audio et analysés et synthétisés par l’équipe URBZ dans la partie du rapport consacrée à son analyse. Ces enregistrements seront remis à la Ville et en partie édités et publiés sur le site du workshop.

3) Créer un précédent stimulant la création d’un groupe de citoyens d’horizons divers qui deviendront des acteurs clés du développement des Pâquis dans le cadre du projet de Contrat de Quartier initié par la Ville.

Les Pâquis ne manquent pas d’associations de résidents, de commerçants et de professionnels engagés dans l’amélioration de leurs conditions de vie. Le workshop permettra d’une part de mettre en lumière les aspirations de ces différents groupes. D’autre part, il permettra à certains résidents/commerçants, ne faisant au préalable partie d’aucun groupe ou association, de se rencontrer et de se réunir pour continuer certaines discussions et projets initiés durant le workshop.

Le workshop cherche d’une part à établir un diagnostic utile à la Ville et d’autre part à responsabiliser les acteurs locaux pour qu’ils ne soient pas uniquement demandeurs mais deviennent au contraire partie prenante dans l’amélioration de leur situation collective.

Déroulement du Workshop

a. Espace

Le workshop se déroule aux Pâquis même. Le lieu devra être accessible si possible dès le vendredi après-midi jusqu’au dimanche soir. Il devra d’autre part être accessible jusqu’à minuit le soir et à partir de 8h le samedi et le dimanche matin.

b. Programme (Date à convernir)

Vendredi

18h30 : Rencontre des participants dans l’espace du workshop.

18h45-19h00 : Mot de bienvenue des responsables du Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports.

19h00-19h30 : Présentations des objectifs du workshop et du programme par l’équipe URBZ

19h30-19h45 :  Brève présentation de chacune des associations, coordinateurs, organisateurs et participants

19h45-20h00 : Organisation des groupes

20h00-21h00 : Un buffet canadien et des boissons sont servis. Les participants font connaissance.

21h00 : Les groupes se réunissent et partent chacun à leur tour dans différentes parties des Pâquis pour une exploration nocturne qui dure le temps qu’ils veulent. A cette occasion, les membres de chaque équipe échangent leurs observations et  leurs expériences.

Samedi

8h00 : Les organisateurs et les coordinateurs de groupe se retrouvent pour le petit-déjeuner dans l’espace du workshop. Ils échangent leurs premières observations.

9h00 : Ils sont rejoints par les participants. Les groupes se forment et décident de leurs programmes respectifs pour la journée et se mettent au travail.

20h00 : Tous les participants sont conviés à un repas dans un restaurant aux Pâquis (menu fixe, avec option végétarienne)

21h30 : Les participants marchent tous ensemble dans les rues des Pâquis et s’installent ensemble dans les rues dans lesquels ils hésiteraient à marcher seul(e)s. Certains groupes y organisent des événements/performances destinés à marquer le territoire des citoyens, de manière créative et conviviale.
Dimanche

9h00 : Les organisateurs et les coordinateurs se retrouvent pour un petit-déjeuner dans l’espace du workshop. Ils échangent leurs observations.

10h00 : Ils sont rejoints par les participants. Les groupes se forment et décident de leurs programmes respectifs pour la journée et se mettent au travail.

18h00-20h00 : Tous les participants se retrouvent dans l’espace du workshop pour rendre le matériel qu’ils ont produit sous forme de CDs avec des documents texte, photo, vidéo, etc.

20h30 : Tous les participants sont conviés à un repas dans un restaurant aux Pâquis (menu fixe, avec option végétarienne)

Samedi

20h30-22h00: Les participants se retrouvent pour la présentation collective de leurs diagnostics, propositions et projets.

Note : Les repas de midi sont à la charge des participants.

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48h Non-Stop

48hSome neighborhoods are around the clock non-stop, phenomena. Playing or working residents and “users” have no time to lose. Our 48h non-stop workshops harness this restless, perpetually-in-motion energy, where people become willing  to dive in a creative exercise with full intensity, in a context where they would otherwise be unable to take 4 or 5 days off of their routine.

The 48h non-stop workshop format is inspired by ‘hackers events’ such as Yahoo!’s Hack U and Open Hack where talented young programmers get access to previously unknown codes and have 48h to develop new application prototypes. It is also inspired by architecture school’s design charrettes where collaborators just push themselves to the maximum to produce a final output.

As draining as it may be, these intensive and short periods of production, often  facilitate very interesting output. They unleash a different kind of energy where the need to take quick decisions to move ahead of the project, helps cutting through to the bare essentials. While we believe that 48 hours is rarely enough to produce quality work, it is often enough to generate ideas that can be further developed later on.

Another interesting feature of the 48h workshop is that it involves experiencing a site at night as well as during the day. In some cases, the nightlife of a place is just as important (or more) as the day life. Encouraging all participants to be up at night (at least the first night) is a good way to make sure that this dimension is given equal importance.

48h workshops can also be repeated over a longer period of time. For instance on every first weekend of the month for a few months. This reduces the stress of producing output in short spurts, allowing some ideas to mature in between each workshops. Condensed moments like these 48h workshops draw from the energy unleashed by compression, which – as anyone who has worked against deadlines – knows can be pretty productive. Keep a lookout here for more announcements.

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The Mumbai MASHUP!

Last day presentation of the URBZ Mashup workshop

The URBZ MASHUP Mumbai was automated by an enthusiastic bunch of creative urbanists from Mumbai and around the world. They mixed and matched their experiences to re-locate these old neighbourhoods within a contemporary context through their own histories and experiences.

They decoded the by-lanes of Chor Bazaar and re-arranged them in an alternative map that respected the flea-market’s self-made rules. They connected its grammar to markets from Goa and elsewhere.

They  suggested signposts and made new maps that gave legitimacy to the informality of Abdul Rehman Street.

They made toys inspired by roadside knick-knack sellers and hawked them for older images, photographs and memories.

They cast creative projections beneath the JJ Flyover that snakes through the neighbourhood like a gigantic beast and opened up possibilities inspired from New York – possibilities that included performance and alternative uses.

They transformed the walls of Khotachiwadi into canvases for painting dreamscapes inflected by Byzantine, Mexican and popular art.

Khotachiwadi Wall Painting during URBZ Mashup workshop

They walked through the labyrinthine Bhuleshwar  and coined words, phrases and narratives to describe the experience that coalesced into new meanings by different users.

They documented the existential crisis of Crawford market that is trying to reinvent itself and suggested alternative ways of doing so – by mashing up the internal logic of the market with its new aspirations.

They figured out that ‘Bazaarchitecure’ was the main motif of the formal-informal market-dense neighbourhood such as the Municipal C and D wards which incorporates the ‘Mashup Area’ and suggested new policy frameworks for their future.

Press coverage of URBZ MashupThey were invited to walk into a living heritage of ‘Old Bombaye’ – Edward Talkies and managed to capture a World-War II-style cinematic experience that co-exists in a perfect Mashup moment with a contemporary multiplex down the road.

They focused on the patterns made by the shadows of the thousand odd users of the lanes and captured the busy street-life through a refracted photographic gaze.

Some of the output was exhibited at the Girgaum Catholic Club in Khotachiwadi on November 1st – the final day of the Mashup.

We are grateful to Art India Magazine for having sponsored the printing of the output for the exhibition.

The press covered the event with pithy one-liners. ‘Whose City is it anyway?’, ‘Heritage Hunt’, ‘The Great Mumbai Mashup’, ‘How to Make your own Mumbai’ and ‘Mumbai – Tailor Made’.

A full report of the workshop will soon be available on the site. Meanwhile, you can start browsing the mashup’s output here. More images on the URBZOO Flickr page.

 

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Press

Use the left menu to see the full articles or click on the images below:

DNA: URBZ Mashup

Mumbai Mirror: URBZ Mashup

Hinduistan Times: URBZ Mashup

MID DAY: URBZ MASHUP

MID DAY: URBZ MASHUP

MINT: URBZ MASHUP

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Time Out on URBZ MASHUP

Bijal Vachharajani writes about the URBZ MASHUP Mumbai in this week’s edition of Time Out Mumbai

khotachiwadi

Politicians and the media have been debating the plan to build a statue of Chhatrapati Shivaji off Marine Drive. The municipality has been busy considering proposals for towering hotels across the city. Matias Echanove, Rahul Srivastava and Geeta Mehta, on the other hand, have a different vision for Mumbai. They believe that the city should develop more organically, as a user-generated city. “When you are developing an urban design, you should incorporate systems that allow people to intervene in the planning,” said Echanove , who has started the research outfit urbanology.com with Srivastava. “Residents are the city experts. They are the ones who have the most pertinent and accurate data about their city.”

This fortnight, Echanove, Srivastava and Mehta, who is an associate professor of architecture and urban studies at Temple University, Japan, are organising a workshop that will help city residents put some of their visions down on paper. Urbz Mashup will give artists, designers, architects, activists, writers, photographers and just about anyone interested in cities and urban planning the opportunity to present their ideas about Mumbai in any form they want – music, videos, photo-collages, even short stories. “They can speculate about the future architecture, create a dream scenario or a nightmarish one,” said Echanove. “It could be a vision inspired by any place – a neighbourhood, another city or country.” The work will be exhibited online on the Urbz website, while selected plans will be displayed at an exhibition at the Sir JJ School of Art.

Over four days, the group will cover some of the city’s oldest neighbourhoods, including Crawford Market, Bhuleshwar and Chor Bazaar, documenting their history, archiving the changes taking place and using their imagination and skills to re-interpret the area. “The workshop is an opportunity for urban practitioners to collectively explore localities, streets and neighbourhood,” said Srivastava. “They can bring in their own experiences to produce new ways of looking at, visualising and imagining the city.”

The Mashup idea emerged from the Urban Typhoon workshop that had been organised in Dharavi in 2008. “We felt this time we should focus on the creative element of urban practice,” said Srivastava. “Development laws are going to change the landscape of Mumbai. So we thought we’d have a small exercise that will find new ways of looking at a street.” He explained that the Mashup aims to transform the city in a creative manner “that does not destroy the spirit of the neighbourhood, its residents, their thoughts and feelings” .

Echanove added that the workshop would also concentrate on specific pockets such as the nineteenth-century Khotachiwadi village in Girgaum. “This historic site is threatened by real estate developers,” said Echanove. “There’s a lot of pressure to sell and once these bungalows are sold, they will be destroyed. However, we can use design strategies to preserve the neighbourhood.” He cites fashion designer James Ferreira’s house in Khotachiwadi as an example. Ferreira has restored his family home in a way that the ground floor functions as a living space and the first floor as an office. Another bungalow has rented out the ground floor to a gym. “It’s almost like a village economy operating in an urban space,” Echanove said. “This way, at least the income generated goes towards conserving the locality. At the Mashup we will work with the residents and try to find similar solutions.”

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